« Il faut imaginer Sisyphe heureux »… au bois de Vincennes
Ils se sentent l’âme de Sisyphe, les militants du collectif Touche pas à mon bois. Sisyphe condamné à pousser inlassablement son rocher au sommet de la montagne, avant qu’il n’en dégringole.
Comme lui, ils luttent sans se lasser pour la sauvegarde du bois de Vincennes. Répétant tous les ans la même antienne : le bois, poumon vert de la capitale, n’a pas vocation à devenir une sorte de Disneyland, d’où toute vie animale aurait été chassée ; et y creuser sur 700 mètres la tranchée d’une extension du métro, en y abattant des milliers d’arbres, lui porterait le coup fatal.
Héritiers de Camus, sans forcément le savoir, les défenseurs du bois de Vincennes le sentent bien : on n’échappe à l’absurde qu’en ne renonçant jamais. Sisyphe sera des leurs lors de réunion annuelle, le 6 mai. Pour s’inscrire : lesdefenseursduboisdevincennes@gmail.com.
