Au bois de Vincennes, État demandé…
Cet été meurtrier en fait la démonstration exemplaire : l’État est mauvais en anticipation, il ne sait que réagir. Bien, certes, mais malheureusement souvent trop tard. Un pilote de Canadair l’exprime crûment, ce matin :
« Lorsque vous arrivez en Gironde devant un feu de cette ampleur et que vous n’êtes que deux avions pour une telle étendue, vous vous rendez compte que le combat est perdu d’avance. »
Soyons objectif : en 2022, l’État a fait son boulot face au projet de la Région Île-de-France de prolonger la ligne 1 du métro, au prix du sacrifice de six hectares du bois de Vincennes. Au vu du désastre environnemental ainsi programmé, Clément Beaune, ministre des Transports, a refusé d’accorder la nécessaire Déclaration d’utilité publique. Et à renvoyé à « des études complémentaires »1.
Quatre ans plus tard, alors que la Région remet ce projet sur les rails, on apprécierait que l’actuel ministre des Transports, ainsi que ses collègues de la Transition écologique et de l’Économie interviennent. Un État capable de prévenir, pour sauvegarder l’un des deux poumons verts de Paris, plutôt que de réagir trop tard, ce serait bien, non ?
Si vous le pensez, comme le collectif Touche pas à mon bois, merci de signer et partager notre pétition.
- Décision de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, relative au prolongement de la ligne 1 du métro de Vincennes à Val-de-Fontenay, 14 décembre 2022, ecologie.gouv.fr ↩︎
