Handicap et ligne 1 du métro parisien
Alors qu’approche la Journée du Handicap 2026, samedi 13 juin, revient une question délicate : Île-de-France Mobilités (IDFM) ne devrait-il pas doter les 25 stations de la ligne 1 telle qu’elle existe actuellement, de Château-de-Vincennes à La Défense, d’un ascenseur en permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite ? Ne serait-ce pas plus conforme à l’intérêt général qu’une extension de cette ligne 1 au delà de son terminus actuel Château-de-Vincennes, massivement rejetée car elle serait désastreuse pour le bois de Vincennes ?
IDFM maîtrise le processus technologique nécessaire puisque la ligne 14 est déjà dotée de ce type d’ascenseurs. Mieux : comme le précisait le ministre des Transports dans une lettre adressée au collectif Touche pas à mon bois le 17 mars dernier, un programme d’études intitulé « Métro pour tous » est en cours de réalisation. Il comporte deux études, sous le pilotage d’IDFM. La première, lancée au printemps 2025, a pour objectif la création de tels ascenseurs dans 8 stations de la ligne 6. La deuxième vise la mise en accessibilité de l’ensemble du réseau de métro.
Pourquoi commencer par la 6 plutôt que par la 1, laquelle présente l’intérêt de traverser tout Paris ? Il y a sûrement de bonnes raisons. Et l’on comprend bien qu’à 25 millions par station, les plus de 600 millions qui seraient nécessaires pour moderniser la 1 ne sont pas faciles à programmer. Mais réclamer 2,5 milliards d’argent public pour prolonger cette ligne 1 d’à peine trois stations, tout en saccageant une partie du bois de Vincennes, est-ce vraiment plus opportun ?
