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La cause des arbres, la cause du peuple

Six tilleuls, à Jouy, près de Chartres ; dix-huit platanes, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine ; vingt-cinq catalpas et tulipiers de Virginie, à Pluvigner, dans le Morbihan ; etc., etc. Un peu partout en France, cet été, Madame et Monsieur-tout-le-monde, appuyés par des associations s’occupant vraiment d’environnement, s’opposent à des abattages d’arbres au coeur des villes.

Ces citoyens-lambda posent, pacifiquement mais fermement, une question simple : pourquoi abattre un arbre lorsqu’on peut faire autrement ? Et ce, au nom d’une notion tout aussi simple : un arbre, qui dispense gratuitement tous ses bienfaits, constitue un bien commun par excellence. Une allée ombragée, un square au coeur de la ville, un bois à sa périphérie, constituent le jardin de ceux qui n’en ont pas.

La cause des arbres c’est ainsi, le plus souvent, la cause du peuple. Face à des décideurs parfois enclins à considérer l’arbre comme une simple variable d’ajustement de leurs projets d’aménagement. Et si la pression populaire incitait ces derniers à faire l’inverse : penser d’abord sauvegarde de l’arbre avant de dessiner un nouvel aménagement ?

C’est l’objectif du collectif Touche pas à mon bois : amener Île-de-France Mobilités, l’opérateur de la Région Île-de-France, à renoncer à abattre « quelques centaines d’arbres » dans le bois de Vincennes, comme le prévoit son plan de prolongement de la ligne 1 du métro. Pourquoi s’entêter, alors que plusieurs alternatives – déport sur la ligne 9, doublement du réseau des bus et des pistes cyclables notamment – permettraient d’épargner ce bois, cher à tous les Franciliens qui en sont proches, à commencer par les Parisiens ?

Pour aider le collectif, c’est simple : merci de signer et de partager sa pétition.

Philippe Le Corroller
À lire sur halteligne1.fr/?lien=b200
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