Lendemains de tempête au bois de Vincennes
Impressionnant, tous ces arbres abattus par la tempête de jeudi soir. Souvent des chênes, carrément déracinés ou éclatés. Et, comme toujours, ont surtout trinqué ceux situés en bordure d’espaces dégagés – clairières, routes traversant le bois – dans lesquels le vent pouvait s’engouffrer et tourbillonner à pleine puissance.
Alors, bien sûr, on imagine à quel point fragiliserait le bois le chantier envisagé pour y faire passer un prolongement de la ligne 1 du métro, comme tente de l’imposer la Région Île-de-France. Tranchée creusée à l’air libre sur 700 mètres de long et 40 mètres de large, avant les deux tunnels et le puits d’accès du tunnelier : le vent, dans une telle trouée, donnerait toute sa force. Jolis dégâts en perspective pour le reste du bois…
Nous en avons tous pris conscience, cet été : les événements climatiques violents vont devenir la norme. Alors est-il vraiment indispensable que les hommes en rajoutent une couche, comme s’entête à le programmer la Région Île-de-France ? Abattre délibérément « quelques centaines d’arbres » dans le bois, détruire ce que la tempête n’a pas réussi à détruire, est-ce vraiment indispensable ? Si vous pensez que « Non, ce n’est pas indispensable », merci de signer et partager notre pétition.
