Pour une ligne 1 accessible à tous
C’est la doyenne du métro parisien, inaugurée en juillet 1900 pour l’Exposition Universelle. Elle traverse tout Paris en ligne droite, de Château de Vincennes à La Défense. C’est la plus empruntée par les Parisiens se rendant au travail ; et aussi par les touristes du monde entier, visitant Notre-Dame, Le Louvre, les Champs-Élysées…
Tout naturellement, ce fut la première à être modernisée, avec rames guidées par ordinateur et portières automatiques sur les quais. Reste cependant une dernière étape à franchir : doter ses 25 stations d’un ascenseur pour en permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite. Comme c’est déjà le cas pour la 14.
À 25 millions par station, cela coûterait 625 millions. C’est une somme. Bien inférieure, tout de même, aux 2,5 milliards d’argent public qu’Île-de-France Mobilités réclame pour prolonger la ligne 1, de Château de Vincennes jusqu’à Val-de-Fontenay. Projet qui exige l’abattage de « quelques centaines d’arbres » dans le bois de Vincennes.
Si vous pensez que l’intérêt général commande d’opter pour les ascenseurs plutôt que pour l’abattage d’arbres, merci de signer et partager notre pétition.

Calcul tout à fait judicieux. Les initiateurs du projet et leurs sbires n’ont que faire des personnes à mobilité réduite, préférant jeter l’argent par les fenêtres pour réaliser leur dispendieux projet écocidaire. Quand on voit l’énormité des sommes en jeu (2,5 milliards d’euros, avec très certainement des dépassements considérables), on est en droit de se demander s’il n’y a pas anguille sous roche, corruption et pots-de-vin. L’empressement à ressortir aussi rapidement un projet rejeté et condamné, apparaît éminemment suspect. Avant toute enquête d’intérêt public, il faudrait certainement que soit menée une investigation approfondie sur les dessous de l’affaire.