Un Paris plus solidaire… et qui épargnerait le bois de Vincennes
La ligne 1 du métro, qui traverse tout Paris,de Château-de-Vincennes à La Défense, a transporté 168 millions de passagers en 2024. Des Franciliens et des Parisiens, bien sûr mais aussi des touristes par millions. Ils l’empruntent pour découvrir la Bastille, le Châtelet, Notre-Dame, le Louvre, la Concorde, les Champs-Elysées, voire, soyons fous, la Grande Arche. Cette ligne 1 participe donc à la fois à la qualité de vie des Parisiens et à l’image de la capitale dans le monde entier.
Problème : elle n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Seule la ligne 14, toute récente, dispose pour l’instant d’ascenseurs. L’addition, il est vrai, serait salée pour Île-de-France Mobilités (IDFM), l’opérateur de transports de la Région Ile-de-France : à 25 millions d’euros pour chacune des 25 stations existantes, pas loin de 700 millions d’euros. Mais de Londres à New-York, en passant par Amsterdam ou Barcelone, c’est bien l’effort engagé par nombre de capitales.
Question idiote, sûrement idiote : alors qu’IDFM a besoin de 2,5 milliards d’argent public pour une extension de la ligne 1 qui saccagerait le bois de Vincennes au passage, ne serait-il pas plus opportun d’améliorer l’existant ? Question posée, bien sûr, au nouveau maire de Paris, la capitale étant propriétaire du bois : ne pourrait-il amener la Région Ile-de-France à une conception de l’intérêt général plus adaptée à notre époque ?
