L’écologie véritable est une longue patience
Certains s’agacent de voir le collectif Touche pas à mon bois répéter inlassablement son message : NON à un prolongement de la ligne 1 exigeant l’abattage de « quelques centaines d’arbres » dans le bois de Vincennes ; OUI à l’alternative représentée par le prolongement de la ligne 9, le développement du réseau des bus et des pistes cyclables. Mais notre « matraquage » quotidien s’explique pourtant facilement : les opposants à ce désastre écologique programmé, nous allons les chercher un par un, sur les réseaux sociaux. Lesquels démontrent ainsi, une fois de plus, leur rôle essentiel en matière d’expression de la démocratie.
Cette obstination ne nous a pas trop mal réussi pour l’instant : 12 000 signataires en moins de deux mois. Alors, cela nous encourage d’autant plus à poursuivre que nous tentons de faire entendre raison à des gens disposant, eux, d’un vrai pouvoir.
D’abord les élus du Conseil régional d’Île-de-France, promoteur de ce projet que lui ont soumis les ingénieurs d’Île-de-France Mobilités, l’opérateur de transports de la Région. Certes, une bonne partie de ces élus, nous le savons, sont bien conscients que prétendre abattre « quelques centaines d’arbres » dans l’un des deux poumons verts de Paris et sa grande banlieue c’est tourner le dos à son époque. Mais qu’attendent-ils pour se manifester ?
Autres élus concernés, ceux du Conseil de Paris, la capitale étant propriétaire du bois. Lors de la campagne électorale, Emmanuel Grégoire, aujourd’hui maire, s’était clairement engagé à ce que « aucun arbre de ne soit coupé dans le bois de Vincennes » à l’occasion de ce projet. Mais qu’attend-il pour le manifester ?
Et les trois ministres directement concernés – Transports, Transition écologique, Économie – qu’attendent-ils pour se manifester ? Ils appartiennent bien à un pouvoir ayant fixé à la France un objectif de neutralité carbone pour 2050, non ? Si vous voulez aider tous ces braves gens à prendre leurs responsabilités, merci de signer et partager notre pétition.
