Métro dans le bois de Vincennes : silence assourdissant de la droite et du centre
« C’est du pipeau ! » Lapidaire, ce jugement d’électeurs parisiens concernant les projets de « végétalisation » de la capitale présentés par Rachida Dati, Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo, Thierry Mariani, pour la droite et le centre. Mais difficile de ne pas y souscrire tant est criant le contraste entre leurs mirobolantes promesses et le désastre environnemental programmé dans le bois de Vincennes, propriété de la ville de Paris.
Ce désastre c’est le « déclassement » de six hectares du bois – soit l’abattage de milliers d’arbres – réclamé par Île-de-France Mobilités pour prolonger la ligne 1 du métro, de son terminus actuel Château-de-Vincennes jusqu’à Val-de-Fontenay. Profitant de la campagne pour les municipales, le collectif Touche pas à mon bois avait évidemment interpellé à ce sujet les candidats à la mairie de Paris. Le résultat est sans équivoque.
Seuls les candidats de gauche ont répondu : Emmanuel Grégoire pour la gauche non LFI, Sophia Chikirou pour LFI. Certes, tous deux se prononcent pour le principe d’un renforcement des transports en commun dans l’est parisien. Mais tous deux réclament clairement l’étude de tracés alternatifs et de méthodes de réalisation qui évitent le bois de Vincennes.
« Qui ne dit mot, consent », affirme le proverbe. Voilà prévenus les électeurs potentiels de Rachida Dati, Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo, ou Thierry Mariani.
