Pas de violence dans le bois de Vincennes
Alors que le lynchage et la mort de Quentin Deranque bouleversent la France, la précision n’est pas inutile : les luttes de l’écologie véritable se mènent dans le cadre des lois de la République. Et donc dans le refus de la violence.
C’est le cas de la lutte menée par le collectif Touche pas à mon bois (TPAMB) contre le projet d’extension de la ligne 1 du métro, lequel exige le « déclassement » de six hectares du bois. Dossier argumenté, lettres aux décideurs et aux représentants de l’État, trois marches quasi familiales dans le bois, pétition ayant recueilli près de 70 000 signatures1 n’ont pas trop mal réussi à TPAMB : en 2022, le ministre des Transports arrêtait ce projet et renvoyait à « des études complémentaires »2.
Alors que ce projet est relancé, TPAMB, fidèle à sa méthode, a interpellé les candidats à la mairie de Paris, la capitale étant propriétaire du bois. Pour l’instant, seul Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche non LFI a pris position. Qu’attendent les candidats de la droite et du centre – Rachida Dati, Pierre Yves Bournazel, Sarah Knafo, Thierry Mariani – pour en faire autant ? Le sort d’un des deux poumons verts de la capitale ne les intéresse pas ?
- Pétition « Touche pas à mon Bois », collectif Touche pas à mon Bois, Change.org, lancée le 19 octobre 2021, change.org ↩︎
- Décision de Clément Beaune relative au prolongement de la ligne 1 du métro de Vincennes à Val-de-Fontenay, ministère chargé de l’environnement, 14 décembre 2022, ecologie.gouv.fr ↩︎
