S’attaquer au bois de Vincennes n’est-ce pas jouer avec notre santé ?
« La qualité de l’air et sa température, à Paris et sa banlieue, ne dépendent-elles pas des bois de Boulogne et de Vincennes ? » À cette question, l’IA de Meta répond par l’affirmative, mais en distinguant bien les deux parties de la question :
« Pour la température, c’est clair : les deux bois sont les deux principaux régulateurs climatiques de Paris. […] Mesuré : on a 2 à 4 °C de moins à l’intérieur du bois qu’avenue des Champs-Élysées par forte chaleur et l’effet frais se diffuse 300-500 mètres au-delà des lisières la nuit.
Pour la qualité de l’air, c’est plus paradoxal : oui ils captent du carbone et des particules, mais ils ne sont pas un filtre magique. Airparif le répète: Boulogne et Vincennes figurent régulièrement dans le top 5 des zones les plus polluées de Paris. La faute à leur environnement immédiat : périphérique, autoroutes, boulevards très fréquentés. […] Donc : à l’échelle de l’année, ils améliorent la qualité de l’air métropolitaine ; à l’échelle de l’heure d’un pic de pollution, ce n’est pas l’endroit le plus propre pour faire ton footing. »
Ces constats amènent à s’interroger : la ministre de la Santé et celle de la Transition écologique n’auraient-elles pas leur mot à dire au sujet du projet d’extension de la ligne 1 du métro, lequel nécessite l’abattage de « quelques centaines d’arbres » dans le bois de Vincennes ?
Ces questions, et bien d’autres, seront abordées lors d’une marche citoyenne dans le bois de Vincennes le 11 octobre. Marche co-organisée par le collectif Touche pas à mon bois et l’association A.R.B.R.E.S Remarquables et soutenue par une vingtaine d’associations de défense de l’environnement. Venez nombreux. Et en attendant, merci de signer et partager notre pétition.
