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Concertation préalable avant nouvelle Enquête publique

« La Commission nationale du débat public (CNDP) décide qu’il y a lieu d’organiser une Concertation préalable relative au projet de prolongement de la ligne 1 du métro, de son terminus actuel à Château-de-Vincennes jusqu’au pôle multimodal de Val-de-Fontenay »1 : ainsi la CNDP annonce-t-elle officiellement, dans sa séance plénière du 12 janvier, la relance du projet d’Île-de-France Mobilités (IDFM). Projet auquel le ministre des Transports avait refusé, début 2022, d’accorder la nécessaire Déclaration d’utilité publique, au vu du désastre environnemental programmé dans le bois de Vincennes, renvoyant IDFM à « des études complémentaires »2.

Faut-il, comme le redoute le collectif Touche pas à mon bois Vincennes, s’attendre à une nouvelle Enquête publique dès la rentrée de septembre 2026, voire avant l’été ? C’est possible mais pas automatique : précédemment, il s’était écoulé sept ans entre la Concertation préalable de 2015 et la première Enquête publique de 2022. Les trois responsables nommées garantes de cette Concertation préalable ont donc tout le temps qu’elles souhaitent pour examiner sereinement le passé de ce dossier et ses nouveaux éléments !

Le passé est sans équivoque. Avis défavorable de la Commission d’Enquête3, à l’unanimité de ses membres : les avantages du projet, tels que présentés par IDFM, lui ont paru inférieurs aux inconvénients. Avis défavorable du Secrétariat général pour l’investissement, pour « bilan socio-économique négatif ». Réserves et recommandations de l’Autorité environnementale4, au vu des risques géotechniques. Quant aux nouveaux éléments, ils concernent les deux alternatives proposées par les opposants au projet : le prolongement de la ligne 9, qui épargnerait le bois et coûterait beaucoup moins ; l’amélioration de l’existant, en dotant d’ascenseurs les 28 stations actuelles de la ligne 1.

Disons le clairement : si cette Concertation préalable, qu’on espère la plus approfondie possible au vu des approximations (restons poli) que s’est autorisée IDFM, puis l’Enquête publique — imposée par la loi dès lors qu’il y a atteinte à l’environnement — pouvaient mettre un terme à cet interminable feuilleton, l’intérêt général serait peut-être enfin garanti.

Philippe Le Corroller

  1. Décision d’organiser une concertation préalable relative au projet de prolongement de la ligne 1 du métro de Château de Vincennes à Val de Fontenay et de ses ouvrage annexes (75, 93, 94), Commission nationale du débat public, 12 janvier 2026, no 2026/3/LIGNE 1 VAL DE FONTENAY/1, NOR CNPX26, debatpublic.fr (archive↩︎

  2. Décision de Clément Beaune relative au prolongement de la ligne 1 du métro de Vincennes à Val-de-Fontenay, ministère chargé de l’environnement, 14 décembre 2022, ecologie.gouv.fr ↩︎

  3. Avis et conclusions motivées sur l’enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) relative au projet de prolongement de la ligne 1 du métro parisien valant mise en compatibilité des documents d’urbanisme (MECDU) des communes de Paris (75012), Vincennes (94300) et Neuilly-Plaisance (93360), tribunal administratif de Melun, 11 avril 2022, no E21000031AP/77, val-de-marne.gouv.fr (archive↩︎

  4.  ↩︎

À lire sur halteligne1.fr/?lien=b8
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