La droite et le centre sauveront-elles le bois de Vincennes ?
Propriété de la Ville de Paris, le bois de Vincennes se retrouve, tout naturellement au coeur de la campagne pour la succession d’Anne Hidalgo, alors qu’il vit sous la menace d’une extension de la ligne 1 du métro qui l’amputerait de six hectares, soit l’abattage de milliers d’arbres. Or seule la gauche, pour l’instant semble avoir pris la mesure de ce désastre environnemental annoncé.
Dans une lettre du jeudi 12 février, adressée au collectif Touche pas à mon bois, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (sauf LFI) s’est exprimé sans ambiguïté1. Certes, il est partisan de ce prolongement. Mais il y met deux conditions. D’abord, « que le projet ne conduise à aucun abattage d’arbre dans le bois » et soit « concilié avec le respect de ce patrimoine naturel majeur qu’est le bois de Vincennes ». Ensuite et peut-être surtout « toute évolution du projet devra intégrer pleinement ces exigences et étudier des alternatives permettant d’éviter toute atteinte au bois ». Pour les défenseurs du bois, cette exigence « d’alternatives » est évidemment capitale. Car deux questions se posent concernant ce projet, condamné sans équivoque en 2022 par deux administrations et une Enquête publique2. Pourquoi aucun tracé épargnant le bois ? Pourquoi, notamment, avoir écarté la solution du déport sur la ligne 9, qui fut à l’origine envisagé ?
La gauche s’étant exprimée, sauf LFI, les défenseurs du bois attendent avec intérêt de connaître les positions des candidats de la droite et du centre : Rachida Dati, pour Les Républicains, Modem et UDI ; Pierre-Yves Bournazel, pour Horizons et Renaissance ; Sarah Knafo, pour Reconquête ; Thierry Mariani, pour le RN.
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« Réponse d’Emmanuel Grégoire à la Lettre aux candidats à la mairie de Paris adressée par le collectif Touche pas à mon bois », Halte au prolongement de la ligne 1, 12 février 2026, halteligne1.fr ↩︎
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Avis et conclusions motivées sur l’enquête publique unique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) relative au projet de prolongement de la ligne 1 du métro parisien valant mise en compatibilité des documents d’urbanisme (MECDU) des communes de Paris (75012), Vincennes (94300) et Neuilly-Plaisance (93360), tribunal administratif de Melun, 11 avril 2022, no E21000031AP/77, val-de-marne.gouv.fr (archive) ↩︎
