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Un combat de notre époque

Les arbres ne sont ni de gauche, ni de droite, ni du centre. C’est tout le charme du collectif Touche pas à mon bois de Vincennes qui, depuis 2021, lutte contre un projet d’extension de la ligne 1 du métro parisien, lequel nécessite d’en « déclasser » six hectares, soit l’abattage de milliers d’arbres : il rassemble des personnes de toutes convictions politiques ou religieuses, de toutes classes sociales, de tous âges, de tous genres. Le sauveur de la planète, clairement gauchiste, y côtoie le conservateur bon teint, en bonne intelligence…

Forcément, la tentation de le récupérer est forte, surtout en cette période électorale. Île-de-France Mobilités (IDFM), promoteur du métro, étant l’opérateur de transports de la Région Île-de-France, laquelle est à majorité de droite, certains, à gauche, ne détesteraient pas voir le collectif monter au créneau contre celle-ci. Et contre les conseillers régionaux issus de plusieurs communes, dont ils sont souvent maires.

Désolé, camarades, mais pas question de tomber dans le panneau. Pour conserver la bonne entente régnant au sein du collectif, d’abord. Mais aussi – et peut-être surtout – parce que c’est un combat d’arrière garde. IDFM a eu quatre ans pour réfléchir à un nouveau tracé épargnant le bois : s’il ne l’a pas fait en quatre ans, il ne va pas le faire aujourd’hui, alors qu’il vient d’obtenir le droit d’ouvrir une Concertation préalable et donc bientôt une nouvelle Enquête publique ! S’il faut « interpeller » des politiques ayant vraiment la capacité d’empêcher ce désastre environnemental, ce sont les candidats à la mairie de Paris, celle-ci étant propriétaire du bois. Ainsi, bien sûr, que les ministres de la Transition écologique et des Transports. Du moins si l’on veut être efficace…

Philippe Le Corroller
À lire sur halteligne1.fr/?lien=b16
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